
Maître Camille Gosson est intervenue dans l’émission The Debate sur France 24, animée par François Picard, aux côtés de Thierry Lévêque, Gabrielle Siry-Houary et Randy Yaloz, à l’occasion de l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen, le 13 janvier 2025.
Marine Le Pen a été condamnée le 31 mars 2025 pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite des assistants parlementaires, à une peine de quatre ans d’emprisonnement, une amende de 100 000 euros, ainsi qu’à une peine complémentaire de cinq ans d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire.
Camille Gosson a analysé les principaux enjeux juridiques de cette affaire. Elle est notamment revenue sur le mécanisme de l’exécution provisoire de la peine d’inéligibilité, en rappelant qu’il permet au juge de première instance d’assurer l’effectivité immédiate d’une sanction lorsque son exécution différée risquerait d’en compromettre la portée. Elle a souligné que cette pratique, régulièrement mise en œuvre par les juridictions pénales, ne remet pas en cause le principe de la présomption d’innocence.
Elle a également évoqué le renforcement des instruments juridiques de lutte contre la délinquance économique et financière depuis l’affaire Cahuzac.
Camille Gosson a signalé les risques d’ingérences étrangères liés aux rumeurs de sanctions américaines visant les magistrats français ayant condamné Marine Le Pen en première instance. Elle a insisté sur l’absence, à ce jour, de mécanismes de protection ou de recours effectifs à l’échelle nationale, européenne ou internationale pour les individus visés par de telles sanctions.