
William Julié a commenté la récente capture par les États-Unis du Président vénézuélien et de son épouse. Il a souligné que cette capture est contraire au droit international et qu’elle ne constitue pas une extradition. Il a rappelé que plusieurs précédents ont existé en la matière : la capture du Président panaméen Manuel Noriega en 1989, et la capture et l’exfiltration de Carlos du Soudan par la France en 1994.
Dans le cas de Nicolas Maduro, William Julié a précisé que les juridictions états-uniennes et internationales devront se prononcer sur deux aspects : les conséquences des circonstances de sa capture sur la possibilité pour les juridictions américaines de le poursuivre et le juger, ainsi que de celle de son immunité en tant que chef d’État en exercice, supposée être absolue, conformément à la coutume internationale et tel que rappelé par la Cour de cassation en juillet 2025 au sujet de Bachar Al-Assad.
William Julié a souligné que la question centrale réside désormais dans la caractérisation de violations du droit international par les États-Unis, ainsi que l’identification de potentielles sanctions et leurs modalités.